Les Parisiens

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Par Samy

Samy Bentaybi

Texte et mise en scène : Olivier Py
Scénographie, costume et maquillage : Pierre-André Weitz
Production : Festival d’Avignon
Co-production : Théâtre de Liège

Avec : Jean Alibert, Moustafa Benaïbout, Laure Calamy, Céline Chéenn, Emilien Diard-Detoeuf
Guilhem Fabre, Joseph Fourez, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, François Michonneau

Aurélien est beau, jeune, brillant, arrogant, captivant. Auteur et metteur en scène, il veut subjuguer le monde par le théâtre et se lance à la conquête de Paris qu’il écume de cocktails en bordels. Là, il fascine. Toute une galerie de personnages exerçant leur influence sur la collectivité culturelle sans pour autant se soucier d’art, afflue à ses côtés… Rongés par leurs insatiables besoins de pouvoir, ils ne font que tomber dans les effets de mode que la ville lumière impose. À l’instar de ce microcosme qui pense être Tout et au grand jour, un autre milieu pour le moins interlope séduit Aurélien. Là, il y rencontre des êtres et des prénoms qui bien vite peuplent ses nuits orgiastiques en rêvant de réinventer la société par l’amour et le sexe : Iris, Serena, Kamel, Gilda… Dans ce carnaval, métaphore de l’effondrement du politique, seul Lucas, poète sombre et douloureux, qui pourrait être son antithèse parfaite, semble partager avec lui un même désir d’absolu. « L’un a parié qu’en perdant tout il sauverait la lumière, l’autre a pensé qu’en gagnant tout il agacerait le ciel », écrit Olivier Py à leur propos. Avec ce spectacle-tourbillon qui emporte ses personnages dans la ville vibrante qui dévore tout et chacun, le metteur en scène revient sur les grands thèmes qui traversent son oeuvre : le théâtre, Dieu, le sexe, la mort, la liberté et le pouvoir… Une comédie humaine épique, lyrique et drôle.

Pour créer l’affiche, j’ai tenu à représenter cette dualité des deux mondes entre les jeunes motivés par une envie profonde de changer la société par l’amour, sans oublier le jeune Lucas qui malgré sa facette mélancolique partage le même désir qu’Aurélien. En effet il a le même but mais pense l’atteindre d’une manière différente, par le biais d’une autre philosophie. A ce groupe de jeune, s’oppose des hommes dont leur avidité n’a d’égale que leur insatiable soif de pouvoir. Ceux-ci sont prêts à tout pour assouvir leur domination, même en méprisant l’objet de leur influence. Les deux mondes sont représentés avec le côté lumineux et le côté sombre avec la ville lumière en toile de fond.