FIESTA

affiche_fiesta_sgu

Par Séb

Séb

L’idée est de retranscrire, de traduire graphiquement, matérialiser les pas du danseur, le mouvement, le placement sur la scène. La précision de ses déplacements et le parcours mémorisé, autour du titre FIESTA.
Retrouver par les couleurs, la variation de la taille de la typo l’esprit de la fête, de l’Espagne et du mouvement.

Texte Programme officiel du festival d’Avignon :
«Je crois que la fête est à la fois l’expression et la nécessité de ma culture.» Moment précis et codifié
du spectacle flamenco au cours duquel les artistes sonnent le final en changeant de rôle (fin de fiesta).
Manifestation d’une certaine culture espagnole qui traverse l’année de fêtes populaires en temps sacrés
avec les carnavals et les pèlerinages. Quand Israel Galván pense à ces instants, le chorégraphe andalou
revoit des artistes pour lesquels la fête s’apparente au travail et perd sa nécessité intérieure, ou encore
des milliers de gens pris en étau dans les rues, incorporés dans des foules compactes dont on
ne peut s’échapper. Pour lui, ces fêtes n’ont rien à voir avec celles de sa communauté, avec la vie de
famille. Des fêtes intimes qui « laissent apparaître une certaine violence, un certain érotisme dans une
sorte de libération générale». Autour de lui sont réunis des danseurs et des musiciens atypiques (Emilio
Caracafé, El Junco, Ramón Martínez, Niño de Elche, Uchi) et pas exclusivement flamencos (Eloísa Cantón,
Minako Seki, Alia Sellami), car il aime penser qu’une voix devient flamenca dès qu’elle se pose entre
flamencos. Israel Galván ne tente pas seulement de restituer la vérité de sa fête, inconnue du grand public,
une vérité qui ne peut souffrir d’une séparation entre les différents arts qui la composent et encore moins
d’une trop grande préparation, il cherche aussi à éprouver cette sensation interdite aux grands solistes
de son art: faire corps avec le groupe, éprouver une sensation plus vaste que lui. Installer sa Fiesta dans
la Cour d’honneur le lui permettra.